01/05/2009

Vêtements Vié : 120 ans à votre service et au service des traditions Sètoises

MIDI LIBRE : La plus vieille boutique de Sète

A l’ouverture en 1895, la boutique Vié était déjà spécialisée dans l’habillement pour homme et notamment l’habillement des jouteurs.

Aujourd’hui, quatre générations plus tard, rien n’a changé: la devanture est d’époque tout comme les étagères.

Le bureau de l’arrière grand-père, fondateur, est toujours là.

Aurélien y trouve des vêlements et des chaussures de travail (combinaisons de chantiers, uniformes pour l’hôtellerie. sabots, bottes de protection), mais aussi des jeans, des habits sportswear, des costumes, et de véritables tricots de marin (60€), vareuses ou cabans (230€) en pure laine.

Blanc Immaculé

En 116 ans, cette boutique peut se vanter d’avoir habillé tous les grands champions de joutes avec de véritables tricots rayés (38 €), des chemises (20 €) et pantalons (30 €), parfois sur mesure pour certains grands gaillards, mais toujours d’un blanc Immaculé comme le veut la tradition.

J.D

Fac-simile Midi Libre

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31/12/2008

Exposition 2006 – Les costumes de jouteurs au fil de l’histoire

Jacques Vié dévoile pour la première fois cette collection unique

Pantalon blanc, chemisier blanc par-dessus le « marin » en tournoi et ou en défile, le jouteur ne peut se vêtir que de certains habits. Pas de fantaisie ni de dérogation. Les joutes sont faites de traditions et de règles, élaborées puis rodées au fil du temps.

Leur “uniforme” est au diapason. Et comme les joutes ont leur épopée, les tenues des princes de la tintaine ont leur histoire.

Jacques Vié en est aujourd’hui l’un des dépositaires. Peut-être même le seul à Sète. « Les gens ne gardaient pas forcément les tenues », observe-t-il simplement. Pourquoi son arrière-grand-père, son grand-père puis son père ont-ils pensé à les garder précieusement ? « C’étaient des vêtements qu ils fabriquaient et vendaient. ». Le fruit d’un travail, un produit noble que l’on met en vitrine. Les vêtements sont une histoire de famille chez les Vié. Jacques, l’arrière-grand-père a ouvert son magasin rue Euzet en 1895. « La devanture est d’époque », précise l’arrière petit-fils homonyme. De père en fils, le magasin a toujours vendu des tenues de jouteurs. Aujourd’hui encore, le rayon est bien garni.

L’exposition présentée pour la Saint-Louis est née du bouche à oreille. « L’an dernier, j’avais mis en vitrine un ou deux vieux costumes. Ça s‘est su . . . » De fil en aiguille, l’idée est venue d’exposer cette collection exceptionnelle. Une quinzaine de costumes, de 1900 à nos jours. « Un siècle de joutes », résume Jacques Vié.

Avec son père, Pascal, 83 ans, il s’affairait mercredi à habiller les différents mannequins. En 1900, le costume est simple : pantalon blanc, chemise assortie et « tayole » , une ceinture d’étoffe noire « pour tenir les reins, c’était ce que mettaient les ouvriers pour les travaux de force », précise Jacques Vié.

Au fil des ans, la tenue s’enrichit, suit la mode. La veste apparaît assez vite, la tayole disparaît. Après la première guerre, la veste est plus perfectionnée, le gilet habille la chemise. « C’était la Belle époque, les costumes sont très élaborés, et deviennent spécifiques aux joutes. ». La cravate prend la place du nœud papillon, les coupes suivent les tendances : dans les années 70, les pantalons sont à pattes d’éléphant.

Aujourd’hui, « c’est moins riche », regrette un peu Jacques Vié, alors que son père s’escrime à placer un col sur un des mannequins. A 83 ans, c’est lui qui s’est. chargé de remettre en état tous les costumes présentés : les laver, reblanchir, repasser, raccommoder si besoin.

Chez les Vié, les vêtements ont toujours été une histoire de famille et de passion. Le magasin Vié, rue Euzet, fait partie de ces institutions sétoises d’une époque. Une tradition même.

Salîma NEKAA

Exposition rue Brossolette, inauguration aujourd’hui à midi.